Opération Bubbolitas, merci à tous !

Sincere gratitude to everyone, especially the sunshine, for making an appearance yesterday at our friend Fabio and Rosario’s place Bubbolitas.

Sincères remerciements à tous, et plus particulièrement au soleil, pour avoir fait une apparition hier chez nos amis Fabio et Rosario de Bubbolitas.

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Friends, neighbors, and strangers dropped by throughout the afternoon and evening with bags of clothing, shoes, beauty supplies and food to donate to the migrants and refugees in Calais—so much, in fact, that Francois’ car was packed to the roof with about 25 big black garbage bags and several boxes when he finally pulled off just before 9pm. Now we just need to carve out a tiny space for me in there (T. Rex the dog will be staying home on this first trip).

Amis, voisins et inconnus sont passés tout au long de l’après-midi et de la soirée chargés de vêtements, de chaussures, de produits d’hygiène et de nourriture à offrir aux migrants et réfugiés de Calais. Tellement de choses, en fait, que la voiture de François était pleine à ras-bord de plus de 25 sacs et cartons quand il a finalement pu reprendre la route vers 21 heures. Il ne reste plus qu’à trouver encore un peu de place pour moi (T-Rex le chien restera à la maison pour ce premier voyage).

Thank you, too, to those of you who generously handed me cash for the envelope (200 euros and counting!) that will be used to buy fresh food for the migrants and refugees immediately upon our arrival in Calais next Sunday.

Merci aussi à ceux qui ont également été généreux en liquide (plus de 200 euros !). Il servira à l’achat de produits frais pour les migrants et les réfugiés dès notre arrivée à Calais dimanche.

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I’m in contact with l’Auberge des Migrants/Help Refugees to try and answer all the smart questions you asked yesterday about how we can all help most effectively. I’ll know a lot more when I return from Calais. Watch this space for more on that.

 Je suis en contact avec l’Auberge de Migrants/Help Refugees pour obtenir les réponses à toutes les questions brillantes posées hier sur la manière d’apporter l’aide la plus efficace. J’en saurais bien davantage à mon retour. Repassez donc par ici.

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Meanwhile, our friend Gaëtan has offered space in his beauty salon to stock any clothes or supplies you’d like to donate but didn’t manage to drop off on Sunday. That way, the next time we (or any one else) is going to Calais they can pick them up.

Les Coiffeurs Gaëtan-Denis

25, rue Geoffroy St. Hilaire

75005 Paris

Opening Hours:

Tuesday through Saturday 9:30am-7pm

Phone: 01 43 31 57 15

 

Dans l’intervalle, notre ami Gaëtan, a proposé son salon de coiffure comme lieu de stockage des vêtements ou des fournitures diverses que vous n’avez pas pu apporter dimanche dernier. Nous les récupérerons lors du prochain voyage.

Les Coiffeurs Gaëtan-Denis

 25, rue Geoffroy St. Hilaire

75005 Paris

Heures d’ouverture :

Jeudi au samedi 9h30 – 19h

Téléphone : 01 43 31 57 15

Don’t forget to save the date June 4 from 1-10pm for our fundraising event Chez Grace in Montmartre. We are still working out the details, but there will be music, food, drinks, art…and more depending on what you are willing to share or donate! Please sign up via this Google Spreadsheet to offer a service or work of art (including culinary) or even just your time and energy to help us plan and set things up.

N’oubliez pas de noter la date du 4 juin (13h à 22h) pour notre soirée de collecte de fonds Chez Grâce à Montmartre. On travaille encore sur les détails, mais il y aura de la musique, de la bouffe, à boire, de l’art… et plus encore selon ce que vous serez prêts à offrir ! Signalez-vous sur le tableur Google pour proposer un service ou une œuvre d’art (même culinaire), ou dites-nous si vous avez le temps de venir nous aider à organiser tout ça.

The funds we raise will be used for the charity’s most urgent needs: food and building shelters. All the details on the latter can be found here along with a video showing what handiest volunteers can do.

To quote François, who couldn’t believe how quickly things were coming together, “C’est carrément une équipe!” (We’ve really got a team behind us). Bonjour, solidarity!

Love, us

Les fonds collectés serviront aux besoins les plus pressants de l’association : nourriture et construction d’abris. Plus de détails sont fournis ici en même temps qu’une vidéo sur le travail des bénévoles.

Comme le disait François, qui avait du mal à croire à quelle vitesse les choses se sont mises en place, « C’est carrément une équipe ! ». Bonjour, solidarity !

Love, nous

 

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Le gâteau de Madeleine

Un jour, un ami me parlait de son père disparu. Il me disait que celui-ci lui manquait, qu’il aurait aimé connaître son regard sur le monde actuel, sur la vie de ses proches et il avait conclu en me disant : « comme on pense encore à lui, comme on parle encore de lui, il n’est pas tout à fait parti ».

One day, a friend told me about losing his father. He spoke of how he missed him, how he would have liked to have his father’s perspective on today’s world and the lives of those close to them. He concluded by telling me, “Since we are still thinking of him, still talking about him, it’s like he’s not completely gone.”

J’ai eu la joie de connaître mes quatre grands-parents, deux arrière-grand-mères, mais aussi d’autres « personnes âgées » proches de ma famille. Au plus loin dans mes souvenirs, Madeleine est une ravissante « vieille dame ». Elle était la mère de Luc, le cousin adoré de mon grand-père René. Je me souviens de visites dans son pavillon de banlieue et du magnifique cerisier de son jardin (des cerises Napoléon).

I was fortunate enough to get to know all four of my grandparents—two great grandmothers in addition to other “elderly people” close to my family. In my earliest memories, Madeline was a ravishing “old lady.” She was the mother of Luc, the adored cousin of my grandfather René. I remember visits to his suburban house and the magnificent Napoleon cherry tree in his garden.

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Madeleine c’est l’adulte la plus à gauche/Madeleine, top left

Madeleine nous a quitté depuis longtemps et pourtant, elle est toujours présente pour moi. Elle a transmis à ma mère une recette qui est devenu le « gâteau de Madeleine », ma mère me l’a apprise et je vous la donne à mon tour…

Madeline left us a long time ago and yet she is somehow still present for me. She gave my mother a recipe that has become “Aunt Madeline’s cake.” My mother taught me how to make it and now I’m passing it on to you…

J’aime beaucoup ce gâteau. D’abord, il est délicieux, à la fois fondant, moelleux et croustillant. On peut facilement mémoriser ses ingrédients, en adapter la taille avec les mesures en cuillerées, il ne nécessite pas de matériel compliqué et on peut le réaliser avec les fruits qu’on a sous la main. Une sorte de pâtisserie « tout terrain »… Et puis, à chaque fois que je prépare ce gâteau, j’ai une pensée pour Madeleine et comme il est très bon, on me demande souvent sa recette (et qui est cette Madeleine dont c’est LE gâteau). Et je me dis que toutes ces personnes qui n’ont jamais connu Madeleine pensent à elle. Qu’ils se la figurent peut-être à l’image de son gâteau, une vieille dame simple et douce, mais avec « un petit plus » (comme la croûte caramélisée de la recette).

I really like this cake. First of all, it’s delicious: all at once soft, crispy and melting in your mouth. The ingredients are easily memorized, the size and the fruit easily adapted according to what one has on hand. A sort of “all terrain” pastry. And every time I make this cake, I think of Madeline. Since it’s so tasty, people often ask for the recipe (as well as, “Who is this Madeline the cake is named for?”) and I tell myself that all these people who never knew Madeleine are thinking of her, maybe imagining her in the image of the cake, a sweet and simple old lady, but with an “extra touch” (like the caramelized crust of the recipe).

L’idée que le souvenir d’une personne disparue ait le goût d’un dessert me semble très réjouissante… pas à vous ?

I love the idea that the memory of a person we’ve lost can come forth in the taste of a dessert …what about you?

-poste par notre chère amie Aurélie Prissette. Trouvez ces dernières photographies ici  + un site bientôt en ligne…

post by our dear friend Aurélie Prissette. Check out her recent photography work here (website on its way).

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Voici la recette:

Gâteau aux poires de ma grand-tante Madeleine

  • mettre au fond du moule 3 ou 4 poires coupées en fines tranches.
  • Mélanger dans un saladier :

                        5 cuil. à soupe de farine

                        4 cuil. à soupe de sucre en poudre

                        3 cuil. à soupe de lait

                        2 cuil. à soupe d’huile de tournesol

                        1 œuf

                        ½ sachet de levure

et verser la préparation sur les tranches de poires

  • Faire cuire 25 min à four moyen
  • Préparer une crème : mélanger 50 g de beurre salé fondu avec 100 g de sucre en poudre, 1 œuf et un sachet de sucre vanillé.
  • Verser la crème sur le gâteau et terminer la cuisson (15 min) jusqu’à ce que la crème soit bien caramélisée sur le gâteau.

Great Aunt Madeline’s pear cake

-Thinly slice three or four pears and place them at the bottom of a cake pan.

-In a bowl mix together:

5 tablespoons flour

4 tbsp powdered sugar

3 tbsp milk

2 tbsp sunflower oil

1 egg

½ packet of baker’s yeast

Then pour the mixture over the sliced pears.

-Bake for 25 minutes at medium heat.

-Prepare the cream: melted 50g of salted butter and mix with 100g of powdered sugar, 1 egg and 1 packet of vanilla sugar.

-Pour the cream over the cake and return to the oven (about 15 minutes) until the cream is caramelized.


 

 

Steel drum Sundays

One day last year, someone handed me a brochure for the MPAA, Maison des Pratiques Artistiques Amateurs. Inside I discovered classes, workshops and performances in music, dance, theater, and art for insanely reasonable prices, making everything accessible to anyone with a desire to learn, with no previous experience required.
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An alto steel drum waiting to be played at our first concert last spring. ©Danielle Voirin.

When I saw Steel Drum workshop, October-June, performing three concerts in spring, my whole being lit up and said YES!

And what I’ve found in this weekly class is a group of people from all different backgrounds coming together on Sundays to learn songs on this instrument whose existence and history is proof of the human need for expression and celebration through music.

At rehearsal for our first concert, which combined four different steel-drum groups from around Paris, I found myself in the middle of a group of 70 drummers. As we all started playing those first rolling notes, I was overwhelmed with emotion. It was so powerful to be a participant in creating that huge sound, I had to stop myself from crying. If my eyes filled with tears I wouldn’t be able to see the instrument!

 

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The beautiful tenor drum, also the most challenging to play in bright sunlight. ©Danielle Voirin.

Music can save your life, or just your bad day; listening to it and playing it. The first time I played a steel drum I had to stop myself from laughing out loud, like a kid on a swing for the first time. I was the newest person in the group that day, but I could see everyone was really happy to spend their Sundays together. There’s no indifference to these instruments, you come to them out of pure joy. At least I did.

DV

Turn and face the strange

I think David Bowie must have ch-changed everyone he encountered.  He challenged what was normal, made it okay to be “weird,” outside of accepted boundaries.

In the days since he left his body behind, I’ve been finding new inspiration in his work, his thoughts, his words, his style.  “Today is not a dress rehearsal” is posted near my desk, but I don’t always pay attention to the message.  This week’s marathon of Bowie tributes has lit a “now is the time” fire under my ass in a unique way.  In small ways like, “Why save those peacock rhinestone earrings for Friday night’s cocktail party?  Let’s make Tuesday more fun!”  And in bigger ways, like channeling my energy early in the day, into the projects that speak most from my heart.

“Turn and face the strange” is going around and around in my head, which for me also means facing the unknown, converting the fear of mistakes or failure into the exhilaration of being in the creative process and being who you really are.

-DV

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Diptych in cyanotype, Dani Voirin.

Bonjour, solidarity!

I’ve never been much for New Year’s resolutions, and I may also be the only one I know who has never managed to commit to blog keeping. But the year we’ve just bid farewell, marked by so much suffering, feels like a call to action for so many of us. Globalized society is facing a brick wall. 2015 sent a clear message: “Change now or remain in a spiral of fear and disillusion.”

The bad news is that no one is coming to save us. The good news is that all we have to do is wake up, dismantle the walls between us, and commit to true evolution. Politicians and the power-hungry are not likely to uncover the exit strategy. But maybe by turning our backs on old standbys such as apathy and cynicism, we can feel our own way out.

About a month after the November 13 terror attacks in the city both of us adopted more than a decade ago, Danielle and I were fortunate to attend a talk by author and spiritual teacher Marianne Williamson, just around the corner from the café terraces where so many innocents died. Williamson began by evoking the September 11 attacks in my hometown: “When the heart breaks, it also expands, and miracles can happen.” Anyone living in New York in autumn 2001 remembers the feeling of immense possibility and hope that followed the horror, grief and mourning; the sense that we as a people could choose to respond to tragedy with thoughtfulness and generosity of spirit instead of anger, blame and more violence. As a city, I believe we did. But we made the mistake of believing that geopolitics were beyond our scope, and fateful decisions were made that brought us yet more war and senseless death.

Plus ça change, plus c’est la même chose (The more things change, the more they stay the same), wrote French critic Jean-Baptiste Alphonse Karr in 1849. It’s natural to rely on old proverbs to try to make sense of savage, inexplicable acts and events: human trafficking, drowned Syrian babies washing up on Mediterranean shores, rampant racism on the streets of America. All part of the tragic human tapestry, yet somehow, we seem to imply, inevitable. What if we refused to accept that this were so?

William Butler Yeats was describing post-WWI Europe when he wrote The Second Coming, yet he may has well have been talking about Raqqa, Kabul, Bamako, Paris, Mosul, Beirut or San Bernadino:

Things fall apart; the centre cannot hold;
Mere anarchy is loosed upon the world,
The blood-dimmed tide is loosed, and everywhere
The ceremony of innocence is drowned;
The best lack all conviction, while the worst   
Are full of passionate intensity. 

The best among us eschew hate and yet we mostly manage to love only half-heartedly, or to love only certain people some of the time. If we decide to adopt devotion to solidarity with the same passion politicians use to sow division and terrorists to spread hatred, 2016 could be the year an advanced civilization based on égalité, fraternité and liberté for all finally comes into being.

They want to kill the human being in us but all they've done is reinforce our humanity

“They want to kill the human being in us but all they’ve done is reinforce our humanity.”

In an essay for The Nation’s 150th anniversary issue last spring, Toni Morrison wrote:

“I know the world is bruised and bleeding, and though it is important not to ignore its pain, it is also critical to refuse to succumb to its malevolence. Like failure, chaos contains information that can lead to knowledge—even wisdom. Like art.”

Inspired by this belief, we attempt to bring you one act of gratitude, generosity or solidarity—sometimes all three—every day of 2016. Dani’s photos will be accompanied by a few of my words and sometimes vice versa. We both believe that the places we elect to give our attention become bigger and stronger; things we think about become what we are.

The world has always been a complicated place. We hope that by focusing on these simple acts of beauty, we might be able to make it feel a little bit less so.

Christine Buckley and Danielle Voirin

1 January, 2016

Paris, France

(Version française traduit par Céline Curiol)

Je n’ai jamais été vraiment en faveur des résolutions du nouvel An et je suis peut-être la seule personne que je connaisse qui n’ait jamais réussi à tenir un blog. Mais l’année qui vient de prendre fin fut si douloureuse qu’elle a donné à nombre d’entre nous le sentiment de devoir agir. La société mondialisée est face à un mur. Le message de l’année 2015 fut clair : “Le changemet maintenant ou le cercle vicieux de la peur et de la désillusion.”

La mauvaise nouvelle est que personne ne va venir nous sauver. La bonne nouvelle est que nous pouvons tous nous réveiller, faire tomber les murs qui nous séparent et nous engager à évoluer pour de bon. Il y a peu de chances que les politiciens et les personnes avides de pouvoir fassent le travail à notre place. Mais peut-être en refusant nos vieilles astuces tels que l’apathie et le cynisme, pourrons-nous trouver nous-même un moyen de nous en sortir.

Un mois environ après les attaques terroristes du 13 novembre dans la ville qui est devenue la nôtre, Danielle et moi avons eu la chance d’assister à la conférence de l’auteure et guide spirituelle Marianne Williamson, non loin des terrasses de cafés où tant d’innocents avaient été tués. Williamson commença par évoquer les attaques du 11 septembre dans ma ville d’origine : “Lorsque le coeur se brise, il grandit aussi et des miracles peuvent alors se produire”. Toute personne ayant vécu à New-York à l’automne 2001 se souviendra du sentiment d’espoir et de possibilités multiples qui fut éprouvé après la souffrance et le deuil, l’impression que nous pouvions, en tant que peuple, choisir de répondre à la tragédie par la réflexion et la générosité d’esprit au lieu d’aller vers la colère, la haine et plus de violence. A l’échelle de New-York, je pense que c’est ce que nous avons fait. Mais nous avons fait l’erreur de croire que la géopolitique était au-delà de notre portée et des décisions irréversibles ont été prises qui ont alimenté de nouvelles guerres et provoqué d’autres morts incensées.

Plus ça change, plus c’est la même chose, écrivit le critique français Alphonse Karr en 1849. Il est normal d’avoir recours à de vieux proverbes pour tenter de donner sens à des actes et des événements barbares et inexplicables : le trafic des êtres humains, des bébés syriens morts noyés se retrouvant sur les plages de la Méditerranée, un racisme omniprésent à travers les Etats-Unis. Tous font partie du patchwork de la tragédie humaine et pourtant nous semblons les considérer comme inévitables. Que se passerait-il si nous refusions d’accepter qu’il en soit ainsi ?

Dans La Seconde venue, William Butler Yeats décrivait l’Europe après la Seconde Guerre mondiale, mais sa description pourrait être celle de Rakka, Kaboul, Bamako, Paris, Mossoul, Beyrouth ou San Bernardino :

Tout se disloque. Le centre ne peut tenir.
L’anarchie se déchaîne sur le monde
Comme une mer noircie de sang : partout
On noie les saints élans de l’innocence.
Les meilleurs ne croient plus à rien, les pires
Se gonflent de l’ardeur des passions mauvaises.

Les meilleurs parmi nous s’affranchissent de la haine et néanmoins, nous n’aimons souvent qu’à moitié ou n’aimons que certaines personnes à certains moments. Si nous décidions de nous dévouer à la solidarité avec la même ferveur qu’utilisent les politiciens pour créer des divisions ou les terroristes pour propager la violence, une civilisation développée, fondée sur l’égalité, la fraternité et la liberté, pourrait enfin voir vraiment le jour en 2016.

Dans un essai rédigé à l’occasion du 150ème anniversaire de la revue The Nation, Toni Morrison écrivit :

“Je sais que le monde est plein de bleus et de bosses, et bien qu’il soit important de ne pas ignorer sa souffrance, il est aussi essentiel de refuser de céder à la malveillance. Tout comme l’échec, le chaos est source d’informations qui peuvent produire la connaissance – la sagesse même. Tout comme l’art.”

Inspirées pas ces propos, nous voulons vous montrer un acte de gratitude, de générosité ou de solidarité – parfois les trois – chaque jour de l’année 2016. Les photos de Dani seront accompagnées par mes mots ou parfois l’inverse. Nous croyons toutes les deux que les endroits où nous portons notre attention deviennent plus vastes et plus solides. Les choses auxquelles nous pensons deviennent ce que nous sommes.

Le monde n’a jamais cessé d’être complexe. Nous espérons qu’en nous concentrant sur ces actes simples et touchants, nous pourrons peut-être le rendre un peu moins difficile.

Christine Buckley et Danielle Voirin

Extrait de La Seconde venue (The Second Coming, 1919) de Yeats traduit par Yves Bonnefoy ©Anthologie bilingue de la poésie anglaise, La Pléiade, 2005

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